Insomnie, modifications physiologiques et prise en charge — Article VIDAL du 5 mai 2026
L'insomnie concerne 40 à 50% des plus de 60 ans. Elle nécessite une approche diagnostique spécifique et un traitement gradué : d'abord hygiène du sommeil, puis TCC, et enfin médicaments en dernière intention.
L'insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquent chez les personnes âgées. Elle concerne 40 à 50% des plus de 60 ans et peut notablement altérer la qualité de vie.
Un interrogatoire approfondi lors d'une consultation spécialisée sommeil est nécessaire pour faire le point.
| Pathologie | Description |
|---|---|
| MPJS | Mouvements périodiques des jambes au cours du sommeil |
| SJSR | Syndrome des jambes sans repos |
| TCSP | Trouble du comportement en sommeil paradoxal — le dormeur « vit » ses rêves, mouvements parfois très violents |
Le trouble du comportement en sommeil paradoxal peut être un signe prémonitoire de maladie dégénérative : maladie de Parkinson ou démence à corps de Lewy.
La prise d'une benzodiazépine ou d'une molécule apparentée (Z-drugs) augmente les risques de chutes et leurs complications parfois graves.
« D'une manière générale, il n'est pas recommandé d'utiliser des benzodiazépines chez les patients présentant un trouble cognitif psychique ou neurologique. »
Le sevrage peut être compliqué et remettre en cause un certain équilibre. Des précautions particulières sont à prendre.
En première intention
Thérapies cognitivo-comportementales
Seulement si TCC insuffisant
Portant sur la quantité de sommeil (insuffisante) ou sur sa mauvaise qualité.
Mettre plus de 30 minutes à s'endormir
Au moins 2 réveils par nuit avec difficulté à se rendormir
Se réveiller au moins 1 heure avant l'heure choisie avec impossibilité de se rendormir
Survient au moins 3 fois par semaine depuis au moins 3 mois